quand je vous souhaite du YES pour 2013

Pour 2013, je vous souhaite du YES à la façon de l'artiste Camomile Hixon, en gros, en gras et en paillettes.

Alors parolière, Camomile s'apprêtait à recevoir le gratin new-yorkais dans son salon pour un soirée caritative. Déçue par son choix de tapisserie, elle attrapa un canevas de 2 mètres de large, de la colle et des paillettes, pour y inscrire un YES, ce YES et l'installer au-dessus de la cheminée.

Elle rapportera, plus tard, avoir été surprise de l'énergie de cette soirée. Tout le monde semblait s'amuser, rire, échanger, se mixer. Bien sûr, comme dans toutes les belles histoires, une galeriste était de la fête, tomba amoureuse de son travail et lui proposa d'exposer dans sa galerie. Depuis Camomile est en vogue, très en vogue, vu les milliers de dollars qu'elle vend en paillettes.

Lorsque j'ai rencontré Camomile, au détour d'une interview pour l'ingrédient secret de mon livre J'adooore, elle m'a autorisée à copier ses tableaux et ainsi mettre un peu de YES dans votre année 2013.

 

------------Fin des voeux-----------------

Ci-dessous des photos du making-of de ma carte de voeux 2013, dont une photo de Camomile avec le YES original. Merci à Flore pour toute son aide.

Moi, je suis contente de ma bêtise, j'ai éparpillé des paillettes partout en France, un peu en Suisse, en Belgique, en Australie, en Angleterre et à New-York. Je pensais me faire un peu gronder par quelques messieurs, mais non en fait pas trop. :)

Au hasard des bureaux que je visite, je vois des YES qui me regardent. J'adooore.

quand je m'apprête à envoyer ma bétise

Cette année avec mes voeux, j'ai l'impression de mettre donnée une mission. Une mission incongrue, inutile, désuète, mais qui me fait bien rire.

J'ai tout de même un peu peur de me faire tirer les oreilles. Bon, il y a un "Attention voeux" sur l'enveloppe. Cela devrait aller.

Allez, je pars à La Poste. A dans 2 jours, je vous dirai si j'ai les oreilles qui chauffent.

Quand je passe la semaine avec la Licence pro webdesign sensoriel de Limoges

Encore une chouette semaine passée à Limoges avec Nicole Pignier et les étudiants toujours aussi motivés de la Licence. L'ambiance cette année est particulièrement bonne.

La salle où nous sommes à l'université des sciences humaines de Limoges est exclusivement réservée à la Licence alors, au lieu de laisser aux étudiants un PPT, je leur laisse une trace de mon cours de la semaine.

Bonne continuation

quand je rencontre Victoire de Castellane

Bon, j'exagère, j'ai seulement découvert le personnage de Victoire de Castellane pour mes recherches sur Humour. Encore quelqu'un qui a du style.

Elle, elle aime quand les vrais bijoux ont l'air d'être des faux. Pour elle l'humour, la désinvolture ne doit jamais être cynique.

quand je publie des photos de J'adooore

quand Tania B dit ce que j'ai à dire sur les expressions faciales

Comme vous l'avez peut-être remarqué : "Me gustan emociones". Alors quand je découvre le travail de Tania B, je n'ai qu'une chose à dire : Wouah ! En plus les tableaux font 2 m de large.

quand badaboum

Je trouve le lien manquant ! La pattern de l'humour. Bon c'est pas moi qui l'ai trouvé mais ce n'est pas grave. Je ne pense pas qu'il fasse 100% de l'humour, elle fait tout de même une bonne partie.

Le rire émerge lorsqu'il y a violation bénigne de la norme.

Et le meilleur exemple, le soup nazi de Seinfield.

Merci Julien. :)

quand je donne des nouvelles d'Humour


L'ingrédient n°5 de J'adooore est Humour. Humour pour les produits, humour pour Facebook, pas humour dans la pub. C'est ma mission. Cela fait des mois, presque des années que j'accumule des exemples, des typologies, des méthodes... mais il me manque un truc, un lien. Je n'arrive pas mettre le doigt dessus. Alors, je cherche, je cherche.

quand je rencontre Laurence Body

Il y a quelques mois dans un élan de courage, j'ai contacté quelques personnes dans le domaine du design d'expérience. Mon objectif était de voir ce que pensait les professionnels du secteur du contenu de mes livres. Hier, autour d'un café et de mini Oreo, j'ai rencontré Laurence Body, consultante dans le design de service, elle vient du marketing sensoriel. Laurence a suivi la sortie des quatre premiers ingrédients de J'adooore. En France, Laurence est une des rares professionnelles du secteur, je peux vous dire que j'étais dans mes petits souliers.

Un rendez-vous riche d'enseignements sur son domaine d'expertise, ses méthodes, nos différences, nos complémentarités. Bon, en plus, Laurence valide mes livres et a hâte d'en faire leur "pub". Donc, ouf.

L'ingrédient favori de Laurence ? le numéro 4 : Surprise.

P.S. Merci Laurence pour le temps que vous m'avez accordé.

quand on fait "méthode traditionnelle VS méthode agile" en deux vidéos (TEDxParis 2012)

A TEDx Paris cette année, j'ai eu un choc car pour une fois, au cours d'une même conférence, on pouvait faire un "méthode traditionnelle VS méthode agile".

Alors que j'écoutais ce talk... le ton, le blabla, les photos... m'ont fait arriver à la conclusion "mais il n'existe pas ce navire ! Ce SeaOrbiter." Et une petite voix sarcastique en moi se disait... "et il n'existera pas". Mon voisin de droite, lui, pensait qu'il existait ce bateau "photoshoppé".

Dans ce second TedTalk, l'histoire d'un bateau développé en agile. Son nom Protei.

 

SeaOrbiter
Protei

Depuis, j'ai eu confirmation. Le premier bateau SeaOrbiter n'existe pas. Une coque est peut-être en construction en Corée.

Je trouve ce Protei Vs SeaOrbiter particulièrement intéressant.

  • Un est beau et surréel (à tel point qu'il n'existe pas), l'autre est bizarroïde et révolutionnaire au possible.
  • Un est le fruit d'un rêve, l'autre le fruit d'une nécessité.
  • Un se promeut en costard, l'autre en basket.
  • Un semble chercher une justification pour exister, l'autre tient son innovation d'une problématique bien réelle.
  • Un a une coque fabriquée en "secret" en Corée, l'autre partage tous ses plans et résultats sur internet
  • Un veut batir et conquérir un nouveau territoire, l'autre veut réparer nos bétises.
  • ...

Je me demande qui sera en production en premier. Chouette battle.

quand clairement, ça recommence

Et voilà, j'ai fait 5 schémas heuristiques de Humour. Peaufiné et repeaufiné la table des matières. J'ai repoussé la date de livraison du livre. J'ai testé mon contenu avec plein de gens...

Quand mes tiroirs sont rangés, que ma TVA est faite... il y a de quoi s'inquiéter.

Screugneugneu contre moi-même. Je procrastine encore.

quand je cite encore et encore Jean-Pierre Jeunet


4:11 "Moi, la vérité historique je m'en fiche un peu, ce qui compte c'est que ce soit beau et que cela reconstitue l'idée que l'on se faisait de l'époque."

"Je donne la trame à quelques amis, si 4 personnes me disent que j'ai un problème alors je sais que j'ai un problème."

0:00 Moi, c'est l'imaginaire. Le cinéma peut être l'antithèse de cela. Je trouve cela plus intéressant quand un artiste montre sa vision des choses. La reproduction de la réalité ne m'intéresse pas.

2:00 La plupart des réalisateurs disent : "Je ne supporte pas de revoir mes films". Et ben moi, j'adore revoir mes films ! Je pense que s'il n'aime pas revoir leurs films c'est parce qu'ils en ont un peu honte, parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas été au bout du truc. Et qu'ils vont avoir honte en le revoyant. Quand je revois la Cité, je pourrais être cassé et voir les défauts parce que j'ai le recul, mais je sais que j'ai été au bout et j'ai pas honte. Et il y a le plaisir de se dire : "Ah ce plan là est pas trop mal..." et puis c'est un peu comme un film de vacances, le côté souvenir "ah tu te souviens quand on a fait ça". Donc j'adore revoir mes films.

Et il y a cette interview ici, que j'ai bien aimé surtout quand il parle des pattes d'ef. Ce que je retiens de ce qu'il dit : "je ne filme que ce que j'aime. Je n'aime pas les pattes d'ef, donc je ne filmerais pas...

Et à propos des tests utilisateurs : "Généralement à la fin, on fait lire le scénario. Là on l’a pas tellement fait parce qu’il y avait une espèce d’urgence mais je le fais par exemple quand le film est terminé, on montre le premier montage pour faire un test comme chez les américains. La seule différence c’est que les américains tiennent compte de tout ce que dit le public, alors que moi je ne tiens pas compte de tout : par exemple la voix-off dans Amélie Poulain j’ai tenue à la garder que ça plaise ou non parce-que je la revendique. Mais si une vingtaine de personnes disent qu’elles ne comprennent rien à une scène, on essai avec mon monteur de voir où sa cloche et d’arranger le problème. C’est très utile et là on a fait trois tests pour Micmacs et petit à petit, étape par étape, on approche de quelque chose que tout le monde comprend plus ou moins sans chercher à plaire à tous. Si des gens n’aiment pas une scène que moi j’adore, tant pis pour eux."

Ici à propos des disproportions graphiques qu'il utilise : "On a tous été des enfants et on a tous dû lutter contre des forces plus importantes que nous. Et lorsque les petits gagnent face aux gros méchants, c'est jouissif."

quand ils parlent de style

Jean-Pierre Jeunet, réalisateur entre autres d'Amélie Poulain : "Moi, j'imposerai toujours ce que j'appelle le style. Par exemple l'utilisation des focales courtes. C'est quelque chose qui pour moi est très précieux. J'ai tellement aimé Sergio Leone, j'ai tellement aimé Kubrick, et Orson Welles. Je ne raisonne qu'avec des focales courtes, je hais les focales longues." [0:30]

Question à Gabrielle Chanel : Comment faites vous pour créer cette variété dans ce que vous créez, tout en restant fidèle à vous même ? [3:30]

Gabrielle Chanel : "Parce que je crois que si on s'éloigne du style il faut recommencer sans arrêt. C'est pas possible ça. C'est malheureusement ce qui arrive. Nous avons des couturiers, d'ailleurs de très bon couturiers, mais ils changent la mode toutes les semaines. C'est pour cela que j'ai créé personnellement un style autrement je ne m'en sortirais pas. S'il fallait que toutes les semaines j'invente quelque chose de nouveau ce n'est pas possible ! On finit par inventer des choses très laides à la fin."

quand Paul Mir (Monceau Fleurs) donne des chiffres sur l'effet de la couleur sur les ventes

Paul Mir : "Chez Monceau Fleur, par exemple, l'adn de base, c'est le banc extérieur. 80% des ventes se font à l'extérieur, avec des bottes, avec des produits très colorés."

quand finalement je me rends compte qu'Yves Saint Laurent travaillait en agile

Si vous regardez ce documentaire en 9 parties. Vous verrez les méthodes de travail de la maison Yves Saint Laurent. Après 42 années de pratique, les voici en pleine création d'une collection.

1 - Ils se donnent 8 semaines pour réaliser la collection. C'est ce que j'appelle un joli sprint.


2 - Ils ont un Radiator Info.





3 - Ils testent directement les tissus sur le mannequin qui portera la tenue. C'est ce que j'appelle : "Travailler le marshmallow en haut".


Ils testent même l'effet que donne l'entrée en scène d'un mannequin. La responsable de la robe entre dans la salle après quelques secondes.




4- Ils font des prototypes rapides. Ils en font d'ailleurs dans tous les sens. Ici, la broderie que l'on voit demande 3 jours de travail. Pour voir si, la broderie leur plaira quand elle sera petite, la personne de l'équipe YSL fait une réduction à la photocopie sur un papier de soie. 10 minutes après, ils savent.




5 - Ils font des standups et des standups techniques.



6 - Ils ont à disposition variété de produits de base (tissus, chapeaux, ceintures, broderies, boucles d'oreilles) pour leur permettre de faire des essais. Je sais que les organisateurs de Museomix ont une liste de matériel comparable. Chez eux, c'est plus Imprimante 3D et vidéoprojecteur, mais c'est aussi chouette.







7 - Ils font référence aux clients et à leurs personas souvent. Georgette connait les clientes. Ils implémentent d'une fois sur l'autre les remarques faites par les utilisateurs finaux. Ici Catherine Deneuve apprécie que les poches soient faites de tissus couleur chair, ce qui les rendent transparente. Détail qu'elle qualifie de raffiné.



8 - YSL se base aussi sur son intuition.




9 - Ils passent beaucoup de temps à dire ce qui va et ce qui est joli. Une information qui descent la hiérarchie.


10 - Dans la salle de travail, quelque chose pour s'amuser, pour créer la distraction.


11 - Parfois, ils changent de plan complètement et savent jeter des modèles.


12 - Parfois, c'est le drame, la panic. Des scènes qu'ils semblent avoir coupées du montage.


13 - Ils savent s'arrêter de travailler.


Et ce ne sont pas les seuls : Dans ce document sur la maison Chanel, ils disent : "Melle Chanel, depuis toujours, s'est entourée de jeunes femmes de bonnes familles, comme on dit, qui exercent leur métier comme une sorte de sacerdoce."

Ce qui revient pour moi à dire, qu'elle avait ses persona sous le coude.

Source du documentaire : Yves Saint Laurent, avenue Marceau.


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Tête de : “Ca m'intrigue ! ” - crédit photo : grekopict - Fofolia

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