quand je donne des nouvelles d'Humour


L'ingrédient n°5 de J'adooore est Humour. Humour pour les produits, humour pour Facebook, pas humour dans la pub. C'est ma mission. Cela fait des mois, presque des années que j'accumule des exemples, des typologies, des méthodes... mais il me manque un truc, un lien. Je n'arrive pas mettre le doigt dessus. Alors, je cherche, je cherche.

quand je rencontre Laurence Body

Il y a quelques mois dans un élan de courage, j'ai contacté quelques personnes dans le domaine du design d'expérience. Mon objectif était de voir ce que pensait les professionnels du secteur du contenu de mes livres. Hier, autour d'un café et de mini Oreo, j'ai rencontré Laurence Body, consultante dans le design de service, elle vient du marketing sensoriel. Laurence a suivi la sortie des quatre premiers ingrédients de J'adooore. En France, Laurence est une des rares professionnelles du secteur, je peux vous dire que j'étais dans mes petits souliers.

Un rendez-vous riche d'enseignements sur son domaine d'expertise, ses méthodes, nos différences, nos complémentarités. Bon, en plus, Laurence valide mes livres et a hâte d'en faire leur "pub". Donc, ouf.

L'ingrédient favori de Laurence ? le numéro 4 : Surprise.

P.S. Merci Laurence pour le temps que vous m'avez accordé.

quand on fait "méthode traditionnelle VS méthode agile" en deux vidéos (TEDxParis 2012)

A TEDx Paris cette année, j'ai eu un choc car pour une fois, au cours d'une même conférence, on pouvait faire un "méthode traditionnelle VS méthode agile".

Alors que j'écoutais ce talk... le ton, le blabla, les photos... m'ont fait arriver à la conclusion "mais il n'existe pas ce navire ! Ce SeaOrbiter." Et une petite voix sarcastique en moi se disait... "et il n'existera pas". Mon voisin de droite, lui, pensait qu'il existait ce bateau "photoshoppé".

Dans ce second TedTalk, l'histoire d'un bateau développé en agile. Son nom Protei.

 

SeaOrbiter
Protei

Depuis, j'ai eu confirmation. Le premier bateau SeaOrbiter n'existe pas. Une coque est peut-être en construction en Corée.

Je trouve ce Protei Vs SeaOrbiter particulièrement intéressant.

  • Un est beau et surréel (à tel point qu'il n'existe pas), l'autre est bizarroïde et révolutionnaire au possible.
  • Un est le fruit d'un rêve, l'autre le fruit d'une nécessité.
  • Un se promeut en costard, l'autre en basket.
  • Un semble chercher une justification pour exister, l'autre tient son innovation d'une problématique bien réelle.
  • Un a une coque fabriquée en "secret" en Corée, l'autre partage tous ses plans et résultats sur internet
  • Un veut batir et conquérir un nouveau territoire, l'autre veut réparer nos bétises.
  • ...

Je me demande qui sera en production en premier. Chouette battle.

quand clairement, ça recommence

Et voilà, j'ai fait 5 schémas heuristiques de Humour. Peaufiné et repeaufiné la table des matières. J'ai repoussé la date de livraison du livre. J'ai testé mon contenu avec plein de gens...

Quand mes tiroirs sont rangés, que ma TVA est faite... il y a de quoi s'inquiéter.

Screugneugneu contre moi-même. Je procrastine encore.

quand je cite encore et encore Jean-Pierre Jeunet


4:11 "Moi, la vérité historique je m'en fiche un peu, ce qui compte c'est que ce soit beau et que cela reconstitue l'idée que l'on se faisait de l'époque."

"Je donne la trame à quelques amis, si 4 personnes me disent que j'ai un problème alors je sais que j'ai un problème."

0:00 Moi, c'est l'imaginaire. Le cinéma peut être l'antithèse de cela. Je trouve cela plus intéressant quand un artiste montre sa vision des choses. La reproduction de la réalité ne m'intéresse pas.

2:00 La plupart des réalisateurs disent : "Je ne supporte pas de revoir mes films". Et ben moi, j'adore revoir mes films ! Je pense que s'il n'aime pas revoir leurs films c'est parce qu'ils en ont un peu honte, parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas été au bout du truc. Et qu'ils vont avoir honte en le revoyant. Quand je revois la Cité, je pourrais être cassé et voir les défauts parce que j'ai le recul, mais je sais que j'ai été au bout et j'ai pas honte. Et il y a le plaisir de se dire : "Ah ce plan là est pas trop mal..." et puis c'est un peu comme un film de vacances, le côté souvenir "ah tu te souviens quand on a fait ça". Donc j'adore revoir mes films.

Et il y a cette interview ici, que j'ai bien aimé surtout quand il parle des pattes d'ef. Ce que je retiens de ce qu'il dit : "je ne filme que ce que j'aime. Je n'aime pas les pattes d'ef, donc je ne filmerais pas...

Et à propos des tests utilisateurs : "Généralement à la fin, on fait lire le scénario. Là on l’a pas tellement fait parce qu’il y avait une espèce d’urgence mais je le fais par exemple quand le film est terminé, on montre le premier montage pour faire un test comme chez les américains. La seule différence c’est que les américains tiennent compte de tout ce que dit le public, alors que moi je ne tiens pas compte de tout : par exemple la voix-off dans Amélie Poulain j’ai tenue à la garder que ça plaise ou non parce-que je la revendique. Mais si une vingtaine de personnes disent qu’elles ne comprennent rien à une scène, on essai avec mon monteur de voir où sa cloche et d’arranger le problème. C’est très utile et là on a fait trois tests pour Micmacs et petit à petit, étape par étape, on approche de quelque chose que tout le monde comprend plus ou moins sans chercher à plaire à tous. Si des gens n’aiment pas une scène que moi j’adore, tant pis pour eux."

Ici à propos des disproportions graphiques qu'il utilise : "On a tous été des enfants et on a tous dû lutter contre des forces plus importantes que nous. Et lorsque les petits gagnent face aux gros méchants, c'est jouissif."

quand ils parlent de style

Jean-Pierre Jeunet, réalisateur entre autres d'Amélie Poulain : "Moi, j'imposerai toujours ce que j'appelle le style. Par exemple l'utilisation des focales courtes. C'est quelque chose qui pour moi est très précieux. J'ai tellement aimé Sergio Leone, j'ai tellement aimé Kubrick, et Orson Welles. Je ne raisonne qu'avec des focales courtes, je hais les focales longues." [0:30]

Question à Gabrielle Chanel : Comment faites vous pour créer cette variété dans ce que vous créez, tout en restant fidèle à vous même ? [3:30]

Gabrielle Chanel : "Parce que je crois que si on s'éloigne du style il faut recommencer sans arrêt. C'est pas possible ça. C'est malheureusement ce qui arrive. Nous avons des couturiers, d'ailleurs de très bon couturiers, mais ils changent la mode toutes les semaines. C'est pour cela que j'ai créé personnellement un style autrement je ne m'en sortirais pas. S'il fallait que toutes les semaines j'invente quelque chose de nouveau ce n'est pas possible ! On finit par inventer des choses très laides à la fin."

quand Paul Mir (Monceau Fleurs) donne des chiffres sur l'effet de la couleur sur les ventes

Paul Mir : "Chez Monceau Fleur, par exemple, l'adn de base, c'est le banc extérieur. 80% des ventes se font à l'extérieur, avec des bottes, avec des produits très colorés."

quand finalement je me rends compte qu'Yves Saint Laurent travaillait en agile

Si vous regardez ce documentaire en 9 parties. Vous verrez les méthodes de travail de la maison Yves Saint Laurent. Après 42 années de pratique, les voici en pleine création d'une collection.

1 - Ils se donnent 8 semaines pour réaliser la collection. C'est ce que j'appelle un joli sprint.


2 - Ils ont un Radiator Info.





3 - Ils testent directement les tissus sur le mannequin qui portera la tenue. C'est ce que j'appelle : "Travailler le marshmallow en haut".


Ils testent même l'effet que donne l'entrée en scène d'un mannequin. La responsable de la robe entre dans la salle après quelques secondes.




4- Ils font des prototypes rapides. Ils en font d'ailleurs dans tous les sens. Ici, la broderie que l'on voit demande 3 jours de travail. Pour voir si, la broderie leur plaira quand elle sera petite, la personne de l'équipe YSL fait une réduction à la photocopie sur un papier de soie. 10 minutes après, ils savent.




5 - Ils font des standups et des standups techniques.



6 - Ils ont à disposition variété de produits de base (tissus, chapeaux, ceintures, broderies, boucles d'oreilles) pour leur permettre de faire des essais. Je sais que les organisateurs de Museomix ont une liste de matériel comparable. Chez eux, c'est plus Imprimante 3D et vidéoprojecteur, mais c'est aussi chouette.







7 - Ils font référence aux clients et à leurs personas souvent. Georgette connait les clientes. Ils implémentent d'une fois sur l'autre les remarques faites par les utilisateurs finaux. Ici Catherine Deneuve apprécie que les poches soient faites de tissus couleur chair, ce qui les rendent transparente. Détail qu'elle qualifie de raffiné.



8 - YSL se base aussi sur son intuition.




9 - Ils passent beaucoup de temps à dire ce qui va et ce qui est joli. Une information qui descent la hiérarchie.


10 - Dans la salle de travail, quelque chose pour s'amuser, pour créer la distraction.


11 - Parfois, ils changent de plan complètement et savent jeter des modèles.


12 - Parfois, c'est le drame, la panic. Des scènes qu'ils semblent avoir coupées du montage.


13 - Ils savent s'arrêter de travailler.


Et ce ne sont pas les seuls : Dans ce document sur la maison Chanel, ils disent : "Melle Chanel, depuis toujours, s'est entourée de jeunes femmes de bonnes familles, comme on dit, qui exercent leur métier comme une sorte de sacerdoce."

Ce qui revient pour moi à dire, qu'elle avait ses persona sous le coude.

Source du documentaire : Yves Saint Laurent, avenue Marceau.

quand Gabrielle Chanel aimait être copiée

Quand on lui disait, vous avez vu les gens autour vous copient. Elle répondait : "Mais tant mieux, tant mieux, c'est ça le succès."

Dans une interview, elle ajoute tout de même : "surtout dans la mode. Une mode n'est pas une mode si on la voit pas."

quand J'adooore revient de New York City

J'ai profité d'une accalmie entre un ouragan et une tempête de neige pour aller présenter J'adooore à quelques personnes à NYC.

J'avais un rendez-vous sur Madison avenue. Il s'est super bien passé. Son ingrédient préféré : Beauty. Voilà ce qu'elle en dit : "Enfin quelqu'un qui parle de beauté, sans faire une tartine rébarbative sur les canons de beauté." Personnellement, ce que j'ai apprécié dans ce rendez-vous, c'est l'impression que les ingrédients de J'adooore pouvaient vraiment nous aider à créer une expérience pour leur projet. Ah oui, ce rendez-vous, c'était une mission. Classe hein?!!

J'ai, grâce à un contact sur place, pu présenter J'adooore à un professeur à NYU. Là, c'était plus chaud. Elle a adoré les exemples, la théorie injectée judicieusement dans le livre mais elle a détesté l'introduction. Selon elle, une introduction trop personnelle. Suite à ce rendez-vous, je considère sérieusement l'idée de changer l'introduction du livre afin de créer plus de crédibilité autour du concept d'expérience design. Après lui avoir exposé ce que pourrait être une autre introduction, elle m'a dit : "Ah, avec cette nouvelle intro, je pourrais considérer utiliser l'ouvrage dans un cercle académique." L'ingrédient de choix de cette personne : Scarcity.

J'avais ensuite rendez-vous avec une POP ARTIST en vogue à New-York. Personnellement, je suis fan de son travail alors, c'était juste énorme de la rencontrer et d'échanger avec elle. Elle a trouvé mon projet très intéressant. Elle veut la lire cette intro. Elle, elle pense que je devrais la garder personnelle et pleines d'émotions. Nous avons parlé de son travail, de l'impact qu'il a sur les gens, de ses aspirations... bref, j'ai transformé cette rencontre en interview à inclure dans... l'ingrédient secret de J'adooore.

Sur ce dernier entretien, je suis partie de New York des paillettes sur les bottes et plein les yeux. Ahhhhhh, New York.

quand le prix nobel Daniel Kahneman parle d'expérience

Cette vidéo est tellement riche d'information que je ne sais quoi mettre en avant. Allez, peut-être le coup de la coloscopie ? (4:40). Pas que je rêve de reproduire cette expérience exactement, mais plus cette idée que - ce sont les changements, les grands moments et plus particulièrement, la fin d'une expérience qui seront mémorisés.

Quand je fais le point sur J'adooore

Moi et mes 4 livres, photo de Nattakane Chatakananda

Cette année, j'ai publié 4 livres. Quand j'y pense, je me dis : "quand même c'est cool".

En plus, ils n'ont pas l'air trop mauvais, voici le type de retour que je reçois : "J'imagine que vous êtes débordée et que vos petits livres rencontrent un succès mérité." une lectrice qui ne m'a jamais rencontrée.

Finalement, qu'est-ce qui m'a permis d'avancer comme ceci ?

  • Le travail en agile (valider le concept avec un prototype, se donner des objectifs de dates de livraison des lots et s'y tenir).
  • Créer un style et le décliner.
  • Travailler avec des personnes qui me sont complémentaires : Ronald, Mr sait faire du beau dans le détail, Flore - Miss Je fonce sans me prendre la tête sur les détails et Audrey (mon ange) qui venait au tout début s'assoir à côté de moi pour m'aider à m'extirper ce que j'avais en tête.

Vidéo d'une typique séance de travail avec Audrey.

Elle venait l'après-midi pour relire avec moi ce que j'avais écrit le matin. Cela m'a vraiment aidé à passer la barrière de mes peurs. Ecrire un livre, c'est déjà un concept plein de peurs, mais écrire un livre en anglais... c'est double-dose de peurs.

L'organisation qui fonctionnait était la suivante. Le matin, j'avançais tant que possible, je savais que le contenu était pourri mais ce n'était pas grave. J'avançais pour avoir quelque chose à améliorer l'après-midi. A 15h, Audrey arrivait s'asseyait sur ma chaise des invités avec un verre d'eau et nous améliorions le contenu. Ce qui est top dans cette méthode, c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour voir la faute de frappe. Audrey est reparti à NYC et est pour l'instant en mode Sandy. Je lui dois beaucoup car maintenant j'y arrive presque seule.

Mais si j'y repense vraiment, le truc qui m'a vraiment fait avancer, au tout tout début. C'est ça :

Calendrier avec des jours J'adooore plannifiés

Bloquer du temps pour travailler sur J'adooore. Et vous (Armelle, Nathalie, Pierre, Julien...) vous planifiez du temps pour travailler sur ce rêve qui vous tient à coeur ?

quand je propose des J'adooore breakfasts

Bon nombre de personnes (qui me soutiennent) semblent avoir hâte de lire J'adooore, mais n'osent pas trop me dire... que bon l'anglais... euh... c'est pas cool. Ou encore, d'autres me disent... mes collègues et employés... euh comment dire... l'anglais... euh... c'est pas ça.

Voici donc, ce que je vous propose. Moi, j'ai besoin d'avoir des retours sur le contenu que j'ai écrit. Alors, puisque que dans mes livres il y a plein d'images, si vous voulez je viens dans votre entreprise faire une conférence J'adooore. Une présentation de 20, 30 ou 90 minutes. J'arrive même à exposer un ingrédient en 5 minutes, vous voyez, tout est possible.

Au menu de la conférence, un ingrédient au choix :

  • Beauté
  • Rareté
  • Suspense
  • Surprise

bientôt disponible :

  • Humour

Et ensuite, plus tard :

  • L'ingrédient secret.

Vous pensez pouvoir rassembler quelques collègues qui aimeraient se divertir utilement les neurones ? Vous voulez un J'adooore breakfast ? Prouvez le moi. :)



quand Tim Leberecht (Frog) donne d'autres exemples de Design d'expérience

quand Walt Disney appelle son château une saucisse

Crédits photo : Stefan Gref

En ce moment, je suis en train de lire L'art du Game Design de Jesse Schell pour voir si je peux prendre de bonnes idées à appliquer dans la vraie vie et je tombe sur cet exemple que je trouve bien rigolo.

Jesse Schell explique dans son livre qu'il est important de laisser aux utilisateurs une sensation de liberté. Mais bon, le problème c'est que parfois ils ne savent pas où aller pour vivre une expérience fun et bloquent un peu le passage. C'est pour éviter ces problèmes que le château de la Belle au Bois dormant est toujours placé au centre des parcs Disney.

Walt Disney savait qu'il y a un risque que les visiteurs entrent dans le parc et stationnent à l'entrée ne sachant pas où aller. Le château est placé de telle manière que les yeux des clients s'y portent immédiatement dès qu'ils entrent dans le parc, et il ne faut pas attendre longtemps avant qu'ils ne commencent à s'y diriger. Ils arrivent alors assez rapidement à l'échangeur principal de Disneyland, à partir duquel un certain nombre d'éléments visuels les attirent dans différentes directions.

Walt avait même un nom particulier pour ce genre de technique. Il appelait ça une "saucisse" visuelle, en référence à la manière dont les chiens sont parfois contrôlés sur les plateaux de cinéma : un dresseur tient un morceau de viande en l'air et le bouge pour diriger le regard du chien. Extrait de l'Art du Game Design par Jesse Schell


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Tête de : “Ca m'intrigue ! ” - crédit photo : grekopict - Fofolia

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